Projet Alimentaire de la Fontaine de l’Ours

 

La Fontaine de l’Ours, engagée pour un développement durable, considère aujourd’hui la diversité et la complexité des enjeux alimentaires, aux Plans :

  • De la santé publique
  • De l’éducation à bien se nourrir
  • De la précarisation alimentaire des populations touchées par la crise
  • Des impasses des modes de production industrielle et de leurs impacts sur les zones rurales et leurs populations (humaines et animales)
  • De l’épuisement des ressources et la dégradation des écosystèmes
  • De la nécessité de nourrir la planète et les générations futures dans le contexte d’une démographie en très forte croissance
  • Des pratiques qui tendent à maltraiter les espèces et le vivant
  • De la financiarisation de la sphère alimentaire
  • De la normalisation des pratiques
  • De la standardisation des goûts

 

La Fontaine de l’Ours s’engage à décliner son projet alimentaire au travers des 4 axes suivants :

1/ Le choix des menus :

  • Limiter la consommation de protéines animales (viandes et poissons) en orientant le repas du soir vers une alimentation à dominante végétarienne
  • Favoriser l’insertion de protéines végétales
  • Respecter l’équilibre nutritionnel adapté aux différents convives (enfants, ados, adultes)
  • Proposer des menus de substitution (sans porc, sans viande,....)
  • Répondre aux demandes d’adaptation de menus liées à des régimes sur prescription médicale
  • Donner la possibilité de fêter les anniversaires en proposant une pâtisserie élaborée par le chef de cuisine

2/ Origine des produits (qualité et diversité)

  • Respecter le plus possible la saisonnalité des produits frais (fruits et légumes)
  • Servir une à deux fois par jour des jus de fruits des vergers locaux
  • Augmenter la part des produits locaux issus des circuits courts (dont certains sont labellisés localement et/ou bio)
  • Etablir avec les fournisseurs locaux des relations sociales et économiques durables
  • A ce jour : pain, pommes, poires, cerises, asperges, fromages de chèvre, viande de porc, viande de bœuf, viande de veau, charcuterie, yaourt, fromage blanc, jus de poire, jus de pomme, proviennent de producteurs locaux
  • Introduire systématiquement des produits issus de l’agriculture biologique et autres labels ainsi que les produits du commerce équitable (chocolat, thé, café, fruits secs....).

3/ Transformation des produits :

  • Produire une majorité de plats labellisés « fait maison »
  • Utiliser un minimum de produits en boîte et surgelés en privilégiant systématiquement les produits frais et locaux.
  • Innover et diversifier les plats produits quotidiennement : légumes oubliés, inspiration des cuisines des pays étrangers, mélange inattendu d’aliments.
  • Innover dans l’offre des pique-niques tendant vers « zéro déchet » : pas ou peu d’emballages, éviter les matières jetables (couverts en plastique, gobelets jetables, boîtes non réutilisables.....).
  • Préserver la qualité gustative des viandes en favorisant les cuissons basse température.
  • Utiliser des aromates et épices variés pour faire découvrir différentes saveurs.
  • Utiliser des huiles de qualité (olive, colza, tournesol, noix) AB ou producteurs locaux.
  • Varier les recettes dans les plats alternatifs en tenant compte des goûts des enfants et des adolescents. Exemple : crumble de légumes, lasagnes de légumes, tajine de légumes...

 

4/ Temps de repas

  • Présenter les principales modalités de fonctionnement du temps de repas dès le premier jour.
  • Afficher les menus dans la salle de restauration de manière ludique (pendu, rébus, devinette....).
  • Présence du cuisinier en salle une à deux fois par séjour pour présenter les produits utilisés et la manière de les transformer.
  • Expliquer la démarche alimentation du centre (animateurs, directeur).
  • Servir le petit déjeuner aux enfants assis à table et inciter à la prise d’une alimentation variée dès le premier repas (jus, fromage blanc, confiture locale, beurre, céréales bio....)

Place de l’adulte pendant les repas :

  • Suggérer que l’adulte puisse manger à la table des enfants pour au moins un repas par jour.
  • Demander à ce que certains adultes aident à l’accompagnement des plats.

Fonctionnement du repas :

  • Mettre le pain sur la table après les entrées.
  • Mettre les assaisonnements sur la table des desserts (et non sur les tables des enfants et des adultes).
  • Servir des petites quantités en un premier temps (pour éviter le gaspillage).
  • Trier les restes de repas avec les seaux à compost et à « cochon ».
  • Favoriser l’utilisation des serviettes en tissu.
  • Solliciter la participation des enfants pour le débarrassage.